L’agrément est un mécanisme, légal ou statutaire, par lequel, un organe de la société (généralement, les associés) doit préalablement accepter l’entrée d’un nouvel associé dans la société. Autrement dit, cette autorisation préalable permet aux associés en place de contrôler / filtrer l’arrivée de nouveaux entrants au sein de la société, à l’occasion de certaines opérations (une cession, par exemple). Sans cet accord, le futur associé ne peut pas intégrer la société.
L’agrément poursuit plusieurs objectifs, notamment :
Le régime juridique de l’agrément est différent selon la forme de la société :
Société civile
→ Protection de l’intuitu personae mais nombreux aménagements possibles dans les statuts selon les spécificités de la société
SARL
→ Protection forte de l’intuitu personae vis à vis des tiers étrangers à la société mais nombreux aménagements possibles dans les autres cas
SAS
→ Faible protection de l’intuitu personae par la loi mais grande liberté pour le renforcer en prévoyant un agrément dans les statuts
SA
→ Faible protection de l’intuitu personae par la loi et possibilité limitée de prévoir un agrément dans les statuts
Tantôt la loi, tantôt les statuts de la société, prévoient la procédure d’agrément.
Après avoir étudié les dispositions légales, il est essentiel de consulter les statuts pour savoir d’une part, si l’agrément est prévu, et d’autre part, quelle est la procédure à suivre (procédure légale ou aménagée statutairement) !
Tout commence généralement par la notification du projet de cession à la société et/ou à l’organe compétent pour accorder l’agrément, aboutissant à une décision positive ou négative. Des hypothèses spécifiques sont appréhendées par la loi.
Les professionnels du droit doivent veiller également à plusieurs points, dont le respect des délais, la compétence de l’organe qui donne ou non l’agrément, le respect des majorités de prise de décisions…
Attention aux sanctions en cas de non-respect de l’agrément ou de sa procédure !
Les professionnels du droit doivent manier l’agrément avec prudence, notamment :
Nombreuses sont les considérations qui doivent aussi être prises en compte et interrogées dans le cadre d’opérations impactant la titularité des titres, lesquelles sont propres à chaque société au regard des orientations économiques choisies.
En amont, les professionnels du droit jouent également un rôle important en anticipant la rédaction de la clause d’agrément et son articulation avec d’autres clauses ou contrats.

